Gestion de l’eau : service public ou profits ?

Les concessions hydrauliques ont toujours aiguisé les appétits financiers des grands groupes. Une fenêtre s’est ouverte en 1993, par la loi sapin obligeant l’ensemble des concessions du service public à être mise en concurrence.

Cette loi permet à ces mêmes grands groupes privés de se positionner sur des usines hydroélectriques payées et amorties par les contribuables français avec pour seul objectif : le profit économique.

Le dogme de la concurrence pousse inlassablement la Commission Européenne à l’exiger de la France …

Les gouvernements successifs louvoient sur le sujet, montrant leur embarras à réduire ces outils industriels à de simples moyens de production.

Pour l’UNSA Energie, ces concessions couvrent le service public de la gestion de l’eau et ses multi-usages : irrigation, anticipation des crues et des sécheresses, eau potable, tourisme, pêche …

L’UNSA Energie défend que le dérèglement climatique qui se double d’une crise hydrique exige une gestion publique de l’eau inscrite dans la constitution.

Parce que l’eau est un bien commun indispensable à la vie quotidienne, l’utilisation de cette ressource naturelle ne peut se réduire à l’ouverture à la concurrence et à la chimère de la rente hydraulique.

——————– ♥ ♥ Et pour aller + loin … ♥♥ ——————–

Retrouvez tout l’historique + en détail ici …

A voir ! Cet article de France Info, qui relaye en vidéo, un formidable travail d’investigation et de pédagogie sur le sujet …