Avenir des concessions hydrauliques françaises

Préserver le patrimoine hydroélectrique national d’une concurrence délétère, ça coule de source !

En cette fin du mois d’août, l’Alliance UNSA CFE Énergies a adressé, avec les autres Organisations Syndicales, un courrier au Président de la République, pour l’alerter une fois de plus, sur l’avenir des concessions hydrauliques françaises et lui rappeler les raisons de notre opposition à leur mise en concurrence. Elle appelle à l’union sacrée contre une concurrence qui est contraire à des enjeux climatiques qui relèvent de l’évidence avec les événements survenus cet été dans le monde !

L’Alliance UNSA CFE Énergies a, avec l’Intersyndicale, alerté de nouveau le Président de la République sur les conséquences de la mise en concurrence des concessions hydrauliques françaises qui se révèle dangereuse. Les arguments invoqués par la Commission Européenne dans sa mise en demeure de 2015 étaient déjà totalement contestables et sont désormais plus qu’obsolètes : la France est donc fondée à contester les fondements de l’exigence européenne de mise en concurrence des concessions.

Avec l’Intersyndicale, l’Alliance UNSA CFE Énergies défend qu’au-delà de remettre en cause les principes mêmes de la mise en concurrence, les opérateurs hydrauliques historiques doivent voir leurs périmètres respectifs pérennisés, ce qui suppose qu’ils soient traités de façon non discriminante par l’État français. Au moment où celui-ci envisage de prolonger la concession de la CNR sur le Rhône, l’État français doit traiter la SHEM et EDF de la même manière.

Enfin, à l’heure où l’été 2018 a été marqué par de nombreux phénomènes climatiques extrêmes à travers le monde, la gestion de la ressource en eau et plus largement la gestion multi-usages de l’eau que permet la gestion des barrages hydroélectriques, relèvent plus que jamais de missions d’intérêt général. Aujourd’hui encore plus qu’hier, le service public doit être au cœur de la gestion de l’hydroélectricité en France, loin d’un dogme concurrentiel aussi dangereux que réducteur !

La France a su convaincre la Commission Européenne sur des projets bien moins stratégiques. Aujourd’hui alors que le changement climatique est en voie d’intégrer la Constitution de la République Française, la défense de patrimoine hydroélectrique du pays et de ses missions d’intérêt général doit elle-aussi être la priorité du Gouvernement.

Poursuivant son action, l’Alliance UNSA CFE Énergies rencontrera, début septembre et dans le cadre de l’Intersyndicale, les commissaires européennes Margrethe VESTAGER et Elzbieta BIENKOWSKA afin de les convaincre des spécificités du système hydroélectrique français et du caractère délétère de la concurrence dans ce domaine.

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